Escale la goélette scientifique française Tara à Sydney [en]

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Le 19 aout 2017, la goélette scientifique française Tara a fait une escale à Sydney dans le cadre de la mission Tara Pacific. L’objectif de cette mission est d’effectuer des recherches pour comprendre les écosystèmes coralliens et les sévères épisodes de blanchissement qu’ils connaissent compte tenu du réchauffement climatique et de l’acidification des océans. L’équipage de seize marins, scientifiques et ingénieurs emmené par Nicolas de la Brosse parcourra 100 000 kilomètres à travers le monde au cours de cette expédition de deux ans (2016-2018).

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L’escale australienne de cette expédition de grande ampleur a été l’occasion pour l’Ambassade de France en Australie à la fois de saluer la contribution scientifique française majeure à cet effort de recherche d’envergure internationale, et d’organiser un forum de discussion entre acteurs scientifiques et politiques au sujet de la protection des récifs coralliens.

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Le 22 aout, l’Australian National Maritime Museum a donc ouvert ses portes à plus de 70 scientifiques, étudiants, praticiens de la gestion des récifs, décideurs politiques d’Australie et de France (métropolitaine et Nouvelle Calédonie) pour débattre d’actions possibles de coopération à mettre en œuvre pour permettre la protection des récifs. Ce workshop a rassemblé les acteurs majeurs de la communauté scientifique australienne sur ces questions, notamment : l’Australian Institute for Marine Science, l’Université du Queensland, James Cook University, le CSIRO et de nombreux chercheurs du centre de recherche d’excellence ARC sur les études coralliennes. Du côté français, Serges Planes, Directeur du CNRS CRIOBE, Directeur scientifique de la mission TARA Pacific, et directeur du LABEX CORAIL, était chef de file des participants français.

Les interventions liminaires de Penelope Wensley, ancienne ambassadrice d’Australie en France et ancienne ambassadrice de l’environnement près les nations Unies, et de la chargée d’affaires de cette ambassade Julie Duhaut-Bedos, ont souligné le sentiment de responsabilité qui anime Australie et France sur ces questions et leur volonté de progresser sur des initiatives conjointes permettant la mise en place de nouvelles modalités de gestion résiliente des récifs coralliens, la France et l’Australie abritant respectivement la seconde et la première barrière de corail au monde. Le timing de ces discussions était particulièrement pertinent, à la veille de la future COP23, de la réunion de l’Assemblée générale de l’ICRI (Initiative internationale des récifs coralliens) en décembre prochain, et de la qualification de 2018 comme troisième année des récifs coralliens. La France assure de surcroît actuellement la co-présidence de l’ICRI.

Ce workshop a abordé la question de la protection des récifs coralliens à la fois sous l’angle politique et scientifique. Sur le plan politique, il fut l’occasion de revenir sur la déclaration conjointe prise par les ministres Royal et Bishop lors de la COP22 qui marquait l’engagement des deux pays au service de la protection des récifs coralliens. L’évènement était également de portée scientifique, l’Australie et la France disposant de capacités de recherche de classe mondiale sur les récifs coralliens. Un agenda de coopération scientifique bilatéral renforcé est de nature à accroître très sensiblement la compréhension des écosystèmes récifaux et donc à permettre que de nouvelles approches de gestion résiliente de ces écosystèmes soient progressivement imaginées et mises en place.

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- Communiqué de presse (en anglais)

- Programme du forum

Dernière modification : 30/08/2017

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