Etat des lieux de la coopération bilatérale [en]

La coopération de science et technologie France /Australie

La France est actuellement le 5ième partenaire de l’Australie en termes de co-publications scientifiques, et le 3ième partenaire européen de l’Australie, derrière le Royaume-Uni et l’Allemagne (source : web of science).

La coopération scientifique bilatérale, bien établie, s’est structurée via des collaborations de chercheurs à chercheurs pérennes et productives. Elle est indissociable, dans certains secteurs, d’enjeux de coopération stratégiques et logistiques (Bases Antarctique, Océanographie dans l’océan Austral, enjeux de défense).

Un certain nombre d’organismes de recherche français sont aujourd’hui actifs au sein de la coopération scientifique bilatérale, au premier rang desquels le CNRS, le CNES, l’INRA, l’INSERM, l’Institut Pasteur, l’IPEV, l’IRSTEA, l’IFSTTAR et l’INRIA. Les universités françaises, notamment les nouvelles IDEX (Paris Saclay, PSL, Sorbonne Université…) amorcent la construction de partenariats stratégiques avec leurs partenaires australiens motivés par des partenariats de recherche à fort potentiel.

La coopération scientifique et technologique bilatérale est entrée dans une dynamique de structuration accrue, dans un contexte plus général de renforcement de la relation bilatérale, où l’innovation technologique est identifiée comme centrale pour servir les intérêts de souveraineté stratégique et de croissance économique des deux pays.

Depuis 2016, le dialogue inter-gouvernemental de science et technologie s’intensifie. La tenue d’un Joint Science and Technology Meeting à Paris en octobre 2016, et d’un Joint Science and Innovation Meeting en février 2019, à l’occasion de la visite de la ministre française de l’Enseignement Supérieur, la Science et l’Innovation ont permis de converger vers les priorités stratégiques suivantes :

Priorités de recherche conjointes :

- Intensifier la coopération scientifique et stimuler les partenariats structurants de recherche entre la France et l’Australie, dans les domaines prioritaires partagés que sont notamment l’ingénierie de pointe, le numérique, la transition écologique et énergétique, le spatial, la santé, les sciences marines, l’agriculture durable et la préservation de la biodiversité.

A l’interface universités / entreprises :

- Stimuler l’établissement de partenariats scientifiques et technologiques associant institutions de recherche et entreprises des deux pays et soutenant les initiatives respectives Industrie du Futur/ Industry 4.0
- Développer la coopération bilatérale dans le champ de l’appui à l’incubation et à la maturation des startups issues de la recherche publique
- Stimuler la coopération entre les pôles de compétitivité français et leurs équivalents australiens, les Industry Growth Centers
- Renforcer la coopération bilatérale dans le champ de l’entreprenariat étudiant et jeune chercheur – Exploiter notamment dans ce champ toutes les opportunités offertes par le dispositif CIFRE

De nouvelles formes de partenariats

sont favorisées par ce contexte, avec par exemple :

- Des partenariats publics-privés

  • La préfiguration du premier Laboratoire de Recherche International associant le CNRS et les trois universités l’Australie du Sud (Univ South Australia, Univ Adelaide et Flinders Univ) avec un industriel de taille (Naval Group, industrie ayant obtenu le contrat pour le renouvellement des sous-marins australiens) dans les domaines des systèmes autonomes, de l’interaction homme-machine et de l’intelligence artificielle
  • La conception d’un OzCEAN TechnoCampus associant Naval Group avec 14 institutions australiennes, telles que le ministère de la Défense, le Cabinet du Chief Scientist, les gouvernements du Victoria et du New South Wales, ainsi que de nombreuses universités australiennes, pour l’établissement d’un techno-campus dédié à rassembler les capacités R&D de chacun pour favoriser l’innovation dans le domaine de l’ingénierie et des technologies maritimes

- Des partenariats renforçant le continuum formation/recherche/innovation

  • Les programmes de mobilité étudiante tels que ceux initiés par le poste (initiative stage en France du programme Nicolas Baudin, programme Mathew Flinders pour des stages en Australie du Sud) permettant à des étudiants australiens ou français d’effectuer un stage de recherche au sein d’un établissement d’enseignement supérieur en collaboration avec un partenaire industriel de premier plan (Airbus, Thales, Naval Group...).
  • Le développement des coopérations de formation est identifié comme un levier important de consolidation des partenariats scientifiques

- De nouvelles formes de partenariats régionaux émergent également entre la France et l’Australie, avec par exemple le rapprochement de la Bretagne et de l’Australie Méridionale autour de domaines tels que la fabrication de pointe et les sciences informatiques

- Une stratégie de partenariat portée par les universités et les établissements d’enseignement supérieur de premier plan (IDEX et Grandes Ecoles françaises, Universités australiennes du Group of 8 ou de l’Australian Technology Network) avec par exemple la mise en place d’une antenne de l’université Paris Sciences et Lettres à l’Australian National University

Un travail d’élaboration d’un plan d’action conjoint pour le futur de la coopération de science et d’innovation est engagé avec le Département Australien de l’Industrie, l’Innovation et la Science

Dernière modification : 21/01/2020

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