La France est devenue en 2018 le pays le plus attractif de l’Europe [en]

La France devient chaque année plus attractive, confirme le « Tableau de bord de l’attractivité de la France » publié le 16 octobre par Business France.

« Les plans d’actions mis en place par le gouvernement pour renforcer les atouts structurels du pays ainsi que le choix, dans le domaine de la recherche et de l’industrie … rendent notre pays davantage attractif » souligne Christophe Lecourtier, directeur général de Business France, lors de la publication du « Tableau de bord de l’attractivité de la France », le 16 octobre.
Un constat qui corrobore l’étude Kantar Public publiée en janvier 2019 : 88 % des chefs d’entreprise étrangers jugent la France attractive, (soit 4 points de plus qu’en 2017) et 61 % estiment que son attractivité s’est améliorée au cours des deux dernières années.

Réalisé pour la dixième année consécutive, ce Tableau de bord - établi à partir de sources internationalement reconnues - dresse un diagnostic de l’attractivité de la France en la comparant à treize autres pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE)1 sur tous les indicateurs économiques clés, que ce soit la taille du marché, le capital humain, la recherche et l’innovation, les infrastructures, l’environnement administratif et financier, le coût du capital et du travail ou encore la qualité de vie.
Preuve de cette attractivité retrouvée, la France - sixième économie mondiale - confirme sa place de premier pays d’accueil des investissements de production en Europe et est devenue en 2018 le premier pays d’accueil des activités de R&D. Ainsi, le géant allemand du logiciel SAP, par exemple, a annoncé un projet d´investissement de plus de deux milliards d’euros sur cinq ans en faveur de l’innovation en France, avec notamment l’ouverture fin 2018 d’un incubateur à Paris.

La France renforce ses atouts structurels :Des infrastructures de transport et de télécommunication de haute qualité, une productivité horaire au 9e rang mondial, un coût de l’électricité parmi les plus compétitifs d’Europe, une administration moderne….
La France - 4 ème exportatrice mondiale de services et 7ème exportatrice mondiale de biens - a de très nombreux atouts structurels.
Des points forts qui sont aussi le résultat d’une politique publique volontariste. Le Plan France très haut débit, lancé en 2013, repose sur un investissement de 20 milliards d’euros en dix ans2 pour couvrir intégralement le territoire en très haut débit (supérieur à 30 Mbit/s) d’ici 2022.

Une forte dynamique entrepreneuriale
Les chiffres le confirment année après année : la France est une terre d’entrepreneurs. Elle pointe à la troisième place pour le taux de création d’entreprises. On recense près de 200 000 créations nettes d’entreprises en 2017, soit une hausse de plus de 5 %, tandis que le taux de disparition d’entreprises est l’un des plus faibles des pays européens (4,9 % en 2017, contre 7,6 % en Allemagne et 12,5 % au Royaume-Uni). .
Des entreprises qui trouvent des soutiens et des investisseurs dans l’Hexagone, deuxième pays européen en matière de capital-risque, derrière le Royaume-Uni. Parmi les exemples marquants on retient Voodoo, pépite du jeu vidéo, Doctolib, nouvelle licorne française, et Ynsect, fleuron de l’agrotech, qui ont levé respectivement 172, 150 et 110 millions d’euros cette année.

Contrairement à une idée encore trop répandue, la France a maîtrisé depuis 2012 l’évolution des coûts salariaux unitaires tandis que la productivité horaire continue d’augmenter. « La productivité horaire du travail continue en effet à croître à un rythme soutenu (+2,2 % en 2018) et la progression des coûts salariaux unitaires est la 2ème plus faible en 2018, la plus faible même dans l’industrie manufacturière, insiste Pascal Cagni, président du Conseil d’administration de Business France.

Dans le domaine de la R&D, la France offre le traitement fiscal de la R&D le plus avantageux pour les entreprises.
Selon les estimations de l’association nationale recherche technologie, pour les entreprises étudiées, le CIR et les subventions associées diminueraient de 28 % le coût d’un chercheur en France.

La France est bien avancée sur la voie d’une économie décarbonée
Dans l’Union européenne, la France se distingue par l’originalité de son bouquet énergétique. « Notre pays est le 2ème producteur européen d’énergie primaire tirée des énergies renouvelables et la contribution de celles-ci à la consommation finale d’énergie est supérieure à celle de l’Allemagne et du Royaume-Uni », détaille Pascal Cagni. L’électricité, en grande partie d’origine nucléaire, est particulièrement peu carbonée. Quant 3 aux émissions de gaz à effet de serre, elles ont diminué de 46 % dans l’industrie entre 1990 et 2016. La France est donc bien partie pour atteindre l’objectif de la neutralité carbone à horizon 2050 fixé par le plan climat. C’est là un facteur d’attractivité indubitable à l’heure où les enjeux écologiques deviennent de plus en plus pressants. La croissance verte est également porteuse d’opportunités économiques et pourvoyeuse d’emplois, notamment dans les énergies vertes.
D’après EurObserv’ER, la France est le 3ème employeur européen dans les énergies renouvelables en 2017, avec 140.700 emplois (0,5 % de sa population active). Le 1er pays dans ce domaine est l’Allemagne avec 290 700 emplois (0,7 % de sa population active), suivi de l’Espagne avec 168 800 emplois (0,7 %).

La France a encore des efforts à faire pour être le paradis des entreprises étrangères et le Tableau de bord signale également un certain nombre de faiblesses, par exemple en matière de fiscalité, de coût du travail ou d’environnement réglementaire. « Des faiblesses qui ne sont pas cependant des fatalités, en témoignent les améliorations récentes obtenues dans ces domaines grâce aux réformes menées depuis deux ans », selon Christophe Lecourtier.

Dernière modification : 18/10/2019

Haut de page