Le Parc naturel de la mer de Corail : préservation de la biodiversité néo-calédonienne, moteur de croissance, et vecteur d’intégration régionale

Création

La Nouvelle-Calédonie possède un vaste espace maritime, avec une Zone Economique Exclusive (ZEE) d’une superficie d’1,3 million de km2. Le Parc naturel de la mer de Corail, qui englobe la totalité de la ZEE de Nouvelle-Calédonie a été créé en avril 2014, sous l’impulsion du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie. Il constitue la plus grande aire marine protégée de France. On y recense plus de 2 000 espèces de poissons, 310 espèces de coraux, plus d’un tiers des récifs vierges (ou « pristines ») de la planète et plus de 149 monts sous-marins.

Objectifs / Enjeux

Le parc naturel de la mer de Corail a été créé pour préserver la biodiversité exceptionnelle de l’espace maritime néo-calédonien, tout en permettant un développement économique responsable et durable, avec une visibilité à l’échelle internationale.
La création du Parc répond également aux stratégies Pacific Oceanscape et 2050 Strategy for the Blue Pacific Continent des chefs d’État et de gouvernement du Forum des Îles du Pacifique, centrées sur la gestion intégrée des océans et l’adaptation aux changements climatiques et environnementaux.
Pour valoriser la biodiversité marine exceptionnelle du Parc, trois axes ont été retenus pour répondre aux enjeux :
-  la protection de la biodiversité par la connaissance et donc la recherche (optimisation des moyens d’observation et de surveillance par l’innovation et les nouvelles technologies) ;
-  le développement d’activités durables et respectueuses de l’environnement (pêche responsable, tourisme d’exception, croisière authentique) ;
-  la promotion du parc comme modèle et vecteur d’intégration régionale en matière de préservation et de gestion durable des océans.

Fonctionnement

La gouvernance du Parc est assurée par un comité de gestion, créé en 2015, dont les décisions sont éclairées par un comité scientifique, créé en 2018. L’Etat, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, les autorités coutumières, les ONG environnementales, les professionnels du tourisme et de la pêche hauturière constituent les membres du comité de gestion. Le premier travail de ce comité a été d’instaurer deux types de réserves : a) « intégrales » (7 000 km) - le plus haut niveau de protection du référentiel de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) - interdisant accès et activité humaine (sauf dans le cadre de recherches scientifiques validées par le gouvernement) ; « naturelles » (21 000 km), situées au-delà du lagon, et où sont interdits pêche, chasse, bivouac, pique-niques ou sports nautiques, à l’exception des activités touristiques professionnelles strictement réglementées par arrêté.
Un comité scientifique, constitué de 15 membres identifiés par le CRESICA (Consortium de coopération pour la recherche, l’enseignement supérieur et l’innovation en Nouvelle-Calédonie), dont douze sont implantés localement et trois basés en Nouvelle-Zélande, au Canada et en France. Ce comité, dont le mandat est de trois ans, a pour mission d’identifier les principaux enjeux scientifiques en lien avec le plan de gestion 2018-2022. Son premier travail a été d’identifier les principaux enjeux scientifiques liés à la préservation et la conservation au sein du Parc (mise en place d’outils de surveillance et de suivi tels que le drone marin, les outils satellitaires, les échanges de données avec les pays voisins autour des questions environnementales et maritimes).
Le comité s’est également attaché à mobiliser la recherche et l’innovation - mais également les ONG et les fonds internationaux - afin de proposer un nouveau modèle économique consistant à valoriser économiquement la biodiversité, en la protégeant plutôt qu’en la prélevant.

Financements

Dans le cadre de la visite officielle en Nouvelle-Calédonie (mai 2018) du président de la République, Sébastien Lecornu, alors secrétaire d’État à la Transition écologique et solidaire, avait apporté le soutien sans réserve de l’Etat à l’initiative du Parc de la mer de Corail et à son éligibilité au volet « Territoires d’innovation » du Programme d’Investissements d’Avenir (PIA) financé par la France. Unique lauréate de l’Outre-mer à ce mécanisme financier pour l’innovation, la Nouvelle-Calédonie peut désormais, depuis la mi-2020, « faire de la préservation de la biodiversité néo-calédonienne un moteur de croissance dans le Pacifique avec le Parc naturel de la mer de Corail comme vitrine ». Le soutien de l’Etat à ce projet s’est concrétisé l’an dernier par la signature de conventions de subventions sur cinq ans, pour un montant total de 5,96 M€. À terme, le dossier néo-calédonien bénéficiera d’une enveloppe globale d’environ 15 M€.

Pour plus de renseignements

Délégué pour la Nouvelle-Calédonie en Australie (basé à l’ambassade de France à Canberra) : yves.lafoy@diplomatie.gouv.fr

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Dernière modification : 07/04/2021

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