Relations France - Australie #ST3 [en]

En savoir plus sur cette relation très dynamique depuis quelques années

Le CNRS, un acteur clé de la recherche collaborative internationale

Regardez la vidéo pour en savoir plus :

Collaborations scientifiques France-Australie

La collaboration scientifique entre la France et l’Australie est en forte dynamique depuis quelques années, avec un nombre croissant de publications conjointes.

PNG

Avec 4986 publications conjointes en 2019, l’Australie reste le 4ième pays en dehors de l’Europe pour le volume de co-publications avec la France, après les USA, le Canada et la Chine. Parmi les organismes les plus actifs dans cette collaboration bilatérale, nous trouvons côté français, le CNRS en tête, avec 40% des co-publications, la COMUE de Paris Saclay (17%), l’INSERM (17%, en progression de 2% depuis 2018), la Sorbonne (16%), l’assistance publique des hôpitaux de Paris (13%), et le CEA (10%). L’IRD (7%) et l’INRAE (5.5%) sont également présents dans une moindre mesure, bien que l’IRD ait progressé de 2% par rapport à 2018. Ces pourcentages ne sont pas cumulatifs, puisque par exemple, la moitié des auteurs universitaires appartiennent également au CNRS. Du côté australien, les organismes qui participent le plus à la collaboration scientifique bilatérale sont l’Université de Sydney (17% des publications conjointes), l’Université de Melbourne (16%), l’Université de Monash (13%), et l’Université du Queensland (9,5%). Le CSIRO progresse lentement, avec 6% du volume des co-publications avec la France, par rapport à 5% en 2018.

Le CNRS joue un rôle très important depuis 2012 dans la structuration de cette collaboration bilatérale, grâce à ses outils collaboratifs tels que les IRP (International Research Projects), les IRN (International Research Networks) et les IRL (International Research Laboratories). Les projets internationaux offrent aux équipes de recherche des différents pays la possibilité de se rencontrer et de travailler ensemble à court et moyen terme en soutenant des missions, mais aussi l’organisation de conférences ou la supervision conjointe d’un étudiant. Les réseaux internationaux ont pour but de structurer une communauté internationale de scientifiques autour d’une thématique. Ils peuvent inclure plusieurs équipes de plusieurs laboratoires en France ou à l’étranger, et soutiennent également l’organisation de conférences ou d’écoles thématiques sur une période de 5 ans. Enfin, les laboratoires internationaux permettent à des équipes internationales de travailler sur un thème commun et assurent la présence à long terme de chercheurs Français et étrangers dans un laboratoire localisé.

L’Australie est partenaire de 6 IRP dans des domaines variés, allant des sciences fondamentales (mathématiques, chimie, santé, environnement) aux technologies de pointe (photonique, traitement du signal). Depuis 2019, un réseau de recherche sur l’énergie (IRN FACES) ainsi qu’un laboratoire international (IRL) sur les interactions homme-machine et les systèmes autonomes sont venus renforcer la collaboration France-Australie.

En 2019, 548 missions de chercheurs du CNRS se sont dirigées vers l’Australie. Ces missions sont très importantes puisqu’elles constituent la première étape de l’initiation des collaborations, ou le renforcement des jeunes collaborations existantes, avant leur structuration en projets, réseaux ou laboratoires internationaux. Avec la crise sanitaire du Covid-19, et les restrictions qu’elle impose sur les missions scientifiques, les organismes de recherche devront trouver des solutions de rechange, afin de dynamiser les collaborations et de permettre de nouvelles rencontres entre chercheurs.

En savoir plus : https://international.cnrs.fr/cooperer-a-l-international/

Enquête du sénat sur les relations franco-australiennes

L’Académie Australienne des Sciences a participé à une enquête menée par le Sénat concernant les opportunités de renforcement des relations Franco-Australiennes. La contribution de l’académie couvre les thèmes des relations bilatérales en sciences et en recherche, ainsi que le rôle de la science en tant qu’outil diplomatique.

Cette contribution de l’académie des sciences met en avant l’intérêt d’établir des liens scientifiques à l’international afin de favoriser l’émergence de solutions aux problèmes mondiaux et multinationaux, mais aussi pour bénéficier du soft power que permet la science en tant qu’outil diplomatique et d’influence régionale ou internationale.

L’Australie comme la France reconnaissent l’importance de contribuer à l’agenda de recherche international et aux activités de développement des politiques scientifiques, afin de fournir des conseils basés sur des réalités scientifiques, et d’améliorer les relations et la coopération internationales.
Ce rapport rappelle la dynamique de la collaboration scientifique franco-australienne, avec les visites de la ministre de l’éducation supérieure, la science et l’innovation, Mme Frédérique Vidal, en février 2019, et celle du président de la république, M. Emmanuel Macron, en mai 2018, qui avaient toutes deux une forte composante science et éducation, mais aussi les nombreux accords signés entre organisations de recherche ou d’enseignement, et la rédaction d’une feuille de route pour la science et l’innovation entre les deux pays.
Les partenariats France-Australie en recherche et éducation supérieure sont très solides, et impliquent souvent un partenaire industriel, tel que le laboratoire international de recherche du CNRS impliquant les universités d’Australie du Sud et Naval Group, ou encore le programme de stage Nicolas Baudin impliquant Thales, Naval Group, Airbus ou Dassault Systems. La structuration de la collaboration progresse également au niveau universitaire avec des partenariats entre universités autour de thèmes spécifiques, renforcés par le système des thèses en cotutelle.

L’académie australienne insiste sur l’importance des programmes d’échange et de mobilité scientifique mis en place par l’ambassade de France (FASIC) et par elle-même (Bede Morris Fellowship). Ceux-ci permettent en effet les rencontres et l’accès à la technologie et la culture scientifique de l’autre pays, et favorisent la créativité dans les approches de recherche, et le développement de collaborations, de relations professionnelles et d’amitiés durables.

Finalement, les deux pays sont reconnus pour leur excellence en recherche et sont leaders dans des domaines tels que la santé et la recherche médicale, l’alimentation et l’agriculture, ou encore les sciences marines et l’environnement. L’Académie Australienne des sciences encourage l’Australie à renforcer les bonnes relations qui existent depuis longtemps entre les deux pays, en explorant de nouvelles opportunités et de nouveaux domaines de recherche.

Elle recommande que le gouvernement australien considère la mise en place d’un fond de recherche bilatéral avec la France, afin de soutenir des échanges étudiants, et des activités de collaboration en science, technologie et innovation entre la France et l’Australie.

https://www.science.org.au/supporting-science/science-policy-and-analysis/submissions-government/submission-opportunities

PNG

Dernière modification : 08/07/2020

Haut de page