Rencontre avec le Prof. Tony Travouillon, astrophysicien passionné par l’Antarctique #ST63 [en]

Aujourd’hui nous rencontrons le Prof. Tony Travouillon, chercheur au centre d’astrophysique gravitationnelle de l’Université Nationale Australienne (ANU). Il nous décrit son projet d’installation d’un télescope à infrarouge en Antarctique, qui permettra d’étudier les étoiles et autres objets célestes cachés derrière les nuages de gaz et de poussière interstellaire.

L’Antarctique offre des conditions remarquables pour étudier l’Espace depuis la Terre, et pour l’astronomie infrarouge en particulier. Son ciel clair et ses nuits hivernales continues de plusieurs mois permettent de suivre des processus astronomiques sur de longues périodes ininterrompues. Les températures très basses, jusqu’à -80°C, sont de plus optimales pour les télescopes à infrarouges, dont la performance repose sur des températures froides.

C’est ce potentiel de l’Antarctique pour l’astronomie infrarouge qui est au cœur du projet de Tony Travouillon. Cette collaboration entre l’ANU en Australie, l’Observatoire de la Côte d’Azur en France et l’Université Caltech aux Etats-Unis a pour objectif d’installer un télescope de 1m de diamètre au Dôme C, un dôme de glace où se situe la base de recherche franco-italienne Concordia. Un prototype de ce télescope est déjà en cours de réalisation, et devrait être installé d’ici 2022.

L’Antarctique représente une opportunité de taille pour la coopération Franco-Australienne dans le domaine des sciences de l’Espace. Outre son intérêt pour l’astronomie, l’installation d’une station d’observation en Antarctique pourrait en effet s’avérer avantageuse pour d’autres domaines d’importance tel que la surveillance de l’espace ou encore la communication par satellite.

Dernière modification : 29/07/2021

Haut de page