Succès du séminaire France/Australie sur l’enseignement supérieur, la recherche et l’industrie [en]

Plus de 150 participants se sont réunis le 4 décembre 2019 à Adélaïde pour assister au séminaire France/Australie sur l’enseignement supérieur, la recherche et l’industrie. Cet événement s’inscrit dans la continuité de la dynamique amorcée par l’obtention du contrat des sous-marins, et du travail résultant du précédent séminaire sur le sujet en 2017 à Adélaïde.

Le succès de l’initiative Nicolas Baudin « Stages en France » était à l’origine de cette rencontre, orientée sur les modalités de montée en puissance de notre coopération universitaire et scientifique. Initié en 2017 en tant que projet pilote, l’initiative est désormais bien identifiée dans le paysage universitaire australien. Il offre à des étudiants australiens l’opportunité d’un stage de recherche au sein d’un établissement d’enseignement supérieur français en collaboration avec un partenaire industriel de premier plan, ainsi qu’un soutien financier. Celui-ci est pourvu sous forme d’indemnité au stagiaire par l’établissement d’accueil en France, d’une aide à la mobilité de la part de l’université australienne d’origine du lauréat, tandis que l’Ambassade finance le voyage. Avec 21 candidatures pour 9 lauréats en 2017, et avec 168 candidatures pour 27 lauréats en 2019, le succès du programme s’est illustré non seulement par une augmentation du nombre de sujets proposés et de lauréats bénéficiant du programme, mais aussi par la création de partenariats de financement pérennes (Naval Group et Thales financent depuis 2019 la mobilité de leurs lauréats).

Le séminaire, ouvert par le Vice-chancelier de la recherche à l’Université de Flinders, a été introduit le Premier d’Australie du Sud Steven Marshall et l’ambassadeur français Christophe Penot.

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Du côté français, une importante délégation a pu être mobilisée : organisme de recherche (CNRS), universités (Toulouse 3, Limoges), grandes écoles d’ingénieurs (IMT Atlantique, ENSTA Bretagne), mais aussi les partenaires industriels majeurs du programme (Airbus Australie, Thales Australie, Naval Group Pacific). Du côté australien, étaient représentés les établissements les plus impliqués dans le programme (Université de Flinders, South Australia, Sydney et Macquarie), et les regroupements les plus importants d’universités australiennes (Group of Eight, Australia Technology Network, Innovative Research Universities).

Le séminaire avait pour vocation de souligner les atouts du programme ressortant des retours d’expérience : après seulement trois ans d’existence, le programme a été reconnu par tous les acteurs comme particulièrement pertinent dans le contexte australien, permettant d’engager un contact précoce entre partenaires universitaires et industriels.

Les représentants des universités ont soulevé le rôle bénéfique du programme dans la valorisation de l’image de la mobilité internationale chez les étudiants australiens : intérêt des entreprises pour les candidats ayant eu une expérience à l’étranger, immersion pour l’apprentissage d’une nouvelle langue, possibilité de travailler sur des projets au sein d’équipes multiculturelles et interdisciplinaires, etc. Par le niveau d’excellence de ses partenaires, il délivre une plus-value significative dans le cursus professionnel d’un étudiant australien. Du côté des entreprises françaises, il permet de se démarquer par la création des sujets de recherche sur-mesure, adaptés aux enjeux spécifiques entre les deux pays. Il a été également une opportunité de renforcer leur diversité intergénérationnelle et leur inclusivité.

Cette impulsion a permis le lancement, avec le gouvernement d’Australie méridionale, du programme réciproque « Matthew Flinders », qui permettra aux étudiants français d’effectuer un stage de recherche dans cet Etat, en collaboration avec Thales et le Groupe Naval. Il confirme le fort intérêt des acteurs dans la construction d’un partenariat renforcé en formation et en recherche, notamment en vue des enjeux stratégiques actuels (naval, spatial, environnement, etc.). En contribuant au rapprochement du secteur universitaire australien avec le secteur industriel, il promeut la qualité des interactions entre les universités et l’industrie en France, et créé un dialogue propice à l’engagement entre la France et l’Australie sur le long terme.

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Dernière modification : 10/01/2020

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