Symposium franco-australien des industries de défense [en]

Première étape de l’initiative franco-australienne AFiniti, Paris et Canberra ont organisé un symposium des industries de défense à Adelaïde lundi 24 septembre.

Cette conférence de deux jours a rassemblé quelques-unes des plus grandes entreprises françaises et australiennes de défense, comme Naval Group, Thales, Safran ou encore Airbus. Les présentations ont été très engageantes, précédées de deux discours d’inauguration du ministre de la Défense australien Christopher Pyne et de la ministre des Armées Florence Parly. Le ministre Pyne a expliqué que « l’Australie, par ce symposium, voulait donner de la texture à sa relation bilatérale avec la France ».

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Les présentations ont porté en particulier sur le concept d’autonomie stratégique nationale dans un contexte de diversification des menaces sécuritaires. Ainsi, la souveraineté en termes de capabilité requiert la combinaison des trois éléments suivants :
-  Un transfert de connaissance pour permettre l’innovation,
-  Des investissements suffisants pour livrer cette capabilité,
-  Une durabilité afin de rester compétitif mondialement.

Le contrat franco-australien des sous-marins joue un rôle central dans le développement de l’autonomie stratégique australienne. Selon Christopher Pyne, ce contrat entre Naval Group et le Commonwealth d’Australie « est le plus grand investissement de l’histoire australienne, […] alors que l’Australie cherche à avoir des capabilités souveraines en matière de défense ». Plus largement, les entreprises françaises soutiennent la résilience des industries de défense australiennes à travers des partenariats, joint-ventures et de la coopération. Les deux pays renforcent ainsi leurs capabilités de défense : la France en partageant sa technologie avec l’Australie, Canberra en partageant son expertise indo-pacifique avec la France. Selon Florence Parly, « la France et l’Australie sont deux nations robustes, fières et indépendantes mais cette autonomie a un coût et requiert un effort pour avoir des industries de défense fortes ».

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La ministre des Armées a en effet insisté sur le fait que l’objectif d’autonomie implique également de développer des coopérations avec des pays alliés, citant les Mémoires du Général de Gaulle : « l’indépendance ne veut pas dire la solitude ». Le partenariat de défense et d’armement franco-australien démontre cette vision, où deux nations indépendantes font équipe face à de nouveaux défis. La coopération franco-australienne de défense s’étend au-delà du contrat des sous-marins et recouvre tous les aspects de collaboration d’armement possibles, dans une visée à long terme. La France et l’Australie mettent l’accent sur l’innovation, notamment en matière de technologies spatiales et d’intelligence artificielle. « Nous avons de nombreux défis et opportunités en commun, nous devons y faire face ensemble » a conclu Florence Parly.

Dernière modification : 27/09/2018

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